Vinylthèque

Comment cataloguer sa collection de vinyles

Mis à jour le 25 août 2026

Passé une centaine de disques, la mémoire ne suffit plus. On rachète un album qu'on possède déjà, on cherche vingt minutes une face B dont on ne sait plus sur quel disque elle se trouve. Cataloguer sa collection règle ces deux problèmes — à condition de ne pas se lancer dans un chantier qu'on abandonnera au troisième bac.

Commencer par ce que vous écoutez, pas par le début

L'erreur classique est de vouloir tout saisir dans l'ordre, en partant du premier bac. Au bout de cinquante disques, la corvée l'emporte et le catalogue reste à moitié vide — donc inutilisable, puisqu'on ne sait jamais si l'absence d'un titre signifie qu'on ne l'a pas ou qu'on ne l'a pas encore saisi.

Prenez le problème à l'envers : commencez par les disques que vous sortez le plus souvent, puis par les achats récents, et saisissez chaque nouvelle acquisition le jour où elle entre chez vous. Le reste se rattrape par petites sessions. Un catalogue partiel mais à jour sur ce qui compte vaut mieux qu'un catalogue exhaustif abandonné.

Les cinq informations qui servent vraiment

Un catalogue trop détaillé décourage la saisie. En pratique, cinq champs suffisent à répondre à toutes les questions du quotidien :

Le titre de l'album et l'artiste, évidemment. L'année, pour distinguer les rééditions des pressages d'origine. Le label, qui identifie souvent l'édition à lui seul. Et surtout la liste des titres, face par face : c'est elle qui permet de retrouver un morceau dont on a oublié sur quel disque il figure.

Tout le reste — état de la pochette, prix d'achat, lieu d'acquisition — n'a de sens que si vous revendez ou assurez votre collection. Ajoutez ces champs plus tard, si le besoin apparaît.

Photographier plutôt que recopier

Recopier à la main une liste de seize titres, c'est quatre minutes par disque et une faute de frappe garantie. Photographier le recto et le verso prend dix secondes, et le verso contient presque toujours la liste complète des morceaux.

C'est le principe de Vinylthèque : vous prenez les deux photos, le texte de la pochette est lu automatiquement et les titres, l'artiste, l'année et le label se remplissent seuls. Vous n'avez plus qu'à corriger ce que la lecture a mal interprété — en général une ligne ou deux sur une pochette chargée.

Ranger le catalogue, pas seulement les disques

Un catalogue ne sert que si l'on peut y chercher. Vérifiez que le vôtre répond aux trois questions qui reviennent sans cesse : est-ce que je possède déjà cet album ? sur quel disque se trouve ce morceau ? qu'est-ce que j'ai de ce label ou de cette décennie ?

Si votre outil répond aux trois, l'ordre physique des bacs devient secondaire : rangez par artiste, par label ou par humeur, vous retrouverez de toute façon.