Ajoutez vos vinyles
Prenez le recto et le verso en photo. Le cadre est rogné sur la pochette, la liste des titres est lue automatiquement.
Mis à jour le 25 août 2026
La question « combien vaut cet album ? » n'a pas de réponse. La bonne question est « combien vaut cet exemplaire ? » — et l'écart entre les deux se compte souvent en centaines d'euros.
Le pressage d'abord. Une édition d'origine et une réédition des années 2010 portent le même titre, la même pochette, parfois le même numéro de catalogue — et pas du tout le même prix. Tant que vous n'avez pas identifié votre pressage, toute estimation est une loterie.
L'état ensuite, celui du disque et celui de la pochette, notés séparément. Le barème employé par les collectionneurs va de Mint (neuf, jamais joué) à Poor. Entre un exemplaire Near Mint et le même en Very Good, le prix peut être divisé par trois.
La rareté réelle enfin, qui n'est pas la rareté ressentie. Un album culte tiré à des millions d'exemplaires ne vaut presque rien ; un disque oublié tiré à cinq cents peut valoir cher.
C'est l'étape que tout le monde saute, et c'est celle qui détermine le résultat. Vérifiez la présence d'un code-barres, le graphisme de l'étiquette centrale, le pays de fabrication, et surtout les numéros de matrice gravés dans le sillon de sortie.
Nos deux guides détaillent la méthode : « Reconnaître un premier pressage » et « Lire les gravures du sillon de sortie ».
Les bases de données de collectionneurs affichent des fourchettes de prix constatés. Deux pièges : on regarde le prix demandé par des vendeurs plutôt que le prix réellement payé, et on compare son exemplaire à une autre édition.
Fiez-vous aux ventes conclues, sur une période récente, et pour un état comparable au vôtre. Une seule vente exceptionnelle ne fait pas un prix de marché.
Une pochette écrite au stylo, un autocollant de disquaire arraché en emportant le carton, un disque voilé, un insert manquant — encart, poster, feuillet de paroles. Beaucoup d'acheteurs considèrent qu'un exemplaire incomplet n'est plus le même objet.
À l'inverse, un exemplaire scellé d'origine se vend plus cher — mais la question de son authenticité se pose, le rescellage existe.
Pour un disque isolé, une base de collectionneurs suffit. Pour une collection entière, pour une succession ou pour une déclaration d'assurance, une estimation écrite par un disquaire spécialisé ou un commissaire-priseur a une valeur que votre propre calcul n'aura jamais.
Dans les deux cas, l'inventaire photographié est le point de départ : sans lui, personne ne peut estimer quoi que ce soit à distance.