Ajoutez vos vinyles
Prenez le recto et le verso en photo. Le cadre est rogné sur la pochette, la liste des titres est lue automatiquement.
Mis à jour le 25 août 2026
Un premier pressage et une réédition peuvent se ressembler à s'y méprendre dans un bac. L'écart de valeur, lui, va parfois de un à dix. Voici les indices à vérifier, du plus accessible au plus technique — et ce qu'ils ne prouvent pas.
Les codes-barres n'apparaissent sur les pochettes qu'à partir du milieu des années 1980. Un album des années 1960 ou 1970 dont la pochette porte un code-barres est donc une réédition, sans discussion possible. C'est le contrôle le plus rapide, et il élimine une grande partie des candidats en quelques secondes.
L'inverse n'est pas vrai : l'absence de code-barres ne garantit rien, beaucoup de rééditions anciennes n'en portent pas.
Les maisons de disques ont changé la pastille centrale au fil des décennies : couleur, typographie, position du logo, mentions légales en périphérie. Ces changements sont datés et documentés par les collectionneurs, label par label.
Un pressage Blue Note, Vertigo ou Harvest se date ainsi avec une bonne précision, à condition de comparer avec une référence fiable plutôt qu'avec un souvenir.
Entre la fin du dernier morceau et l'étiquette centrale se trouve une zone lisse : le sillon de sortie, ou deadwax. On y trouve des numéros de matrice gravés ou estampés, qui identifient la laque et le stamper ayant servi au pressage.
Ces numéros sont souvent le seul moyen de distinguer deux tirages visuellement identiques. On y trouve aussi parfois la signature de l'ingénieur de gravure — les initiales d'un graveur réputé suffisent à faire monter la cote d'une édition.
Le sujet mérite son propre guide : voyez « Lire les gravures du sillon de sortie ».
Le pays de fabrication, l'adresse de la maison de disques, la mention de droits, la présence ou non d'un numéro de dépôt légal : autant de détails qui changent d'une édition à l'autre et qu'une réédition reproduit rarement à l'identique.
Une pochette imprimée dans un pays différent de celui du label d'origine indique presque toujours une édition locale, ni première ni nécessairement moins bonne — les pressages japonais des années 1970, par exemple, sont souvent supérieurs à l'original.
Premier ne signifie ni meilleur son, ni meilleur état. Une première édition écoutée mille fois sur une platine mal réglée sonnera moins bien qu'une réédition soignée. La rareté fait le prix, pas la qualité d'écoute.
Achetez d'abord pour écouter. La chasse au premier pressage est un plaisir en soi, mais c'est un autre plaisir.